Article paru dans le magazine "Sciences et Avenir" en janvier 2006 sur la thanatologie et plus précisément l'autopsie virtuelle, c'est ici !
Télé Magazine (n°2657, du 7 au 13 octobre 2006)
Deux cadavres ont été retrouvés à quelques jours d’intervalle à proximité du tournage des séries Les Experts produites par CBS. A vous glacer le sang ! La réalité dépasse une fois de plus la fiction… Le 19 septembre, ce sont tout d’abord les stars de la série Les Experts : Miami qui n’en revenaient pas !Un corps flottait dans la baie de la ville, tout près du lieu du tournage. Les comédiens participaient à ce moment-là à des vues aériennes en hélicoptère. Ils n’ont vu le macchabée que quelques heures plus tard sur des clichés pris pour les besoins de l’enquête.
Une autopsie a été pratiquée et, dans un premier temps, le décès n’a pas été considéré comme suspicieux. « Il n’est pas inhabituel que des gens tombent dans la baie et qu’on les retrouve plusieurs jours plus tard », a déclaré le représentant de la police locale Delrish Moss. Le dossier n’est pourtant pas refermé… Quelques jours plus tôt, dans un building de Los Angeles, un cadavre « momifié », en réalité plutôt bien conservé, avait été découvert deux étages au-dessus d plateau de tournage d’un épisode des Experts : Manhattan ! Auteur de cette triste trouvaille : le gardien de l’immeuble venu réclamer plusieurs loyers impayés. Selon la police, il s’agissait du locataire de l’endroit. Les légistes, qui n’ont pas pu déterminer la date exacte de la mort, ont précisé qu’elle semblait là aussi naturelle. Ironie du sort, un épisode sur le même thème venait d’être tourné quelques heures auparavant… Ce n’est pas à notre Navarro nationale qu’il arriverait ce genre d’aventure !
Frédéric JarreauUn article paru dans « Télé Magazine » ¤ Semaine du 12 au 18 novembre 2005 DU TRAVAIL DE PRO Gros carton en France pour cette série américaine créée depuis cinq ans.
Après Las Vegas et Miami Les Experts déménagent à Manhattan avec une nouvelle équipe de choc. Attention, les bandits n’ont qu’a bien se tenir !
C’est à cela désormais qu’on reconnaît qu’une série fonctionne bien auprès du public : elle fait des « petits » tout le temps. Dans le jargon de la production, on appelle ça des « spin offs ». A l’origine, il y avait en effet Les Experts tout court ! En 2000, Anthony E. Zuiker et Jerry Bruckheimer, deux producteurs avisés, donnèrent naissance ainsi à ces spécialistes de l’analyse scientifique. Signe de la bonne audience de cette production (plus de 20 millions de téléspectateurs outre-atlantique) : la création des Experts Miami en 2003 qui depuis quelques semaines fait les belles heures de TF1 en France le mercredi soir. Les Experts Manhattan reprend le même principe que ses deux prédécesseurs avec une équipe d’inspecteurs de la police scientifique de New York menée par le détective Mac Taylor (Gary Sinise). Mais dans cette grande métropole américaine, l’atmosphère est plus glauque encore qu’à Las Vegas et Miami. TF1 diffuse donc ce samedi soir un épisode inédit des Experts Miami qui fait office d’introduction aux Experts Manhattan puisque Horatio Caine, le chef du groupe, rencontre à cette occasion Mac Taylor et son équipe. L’une des surprises probables serait la participation de Madonna via deux chansons de son nouvel album en guise d’illustration des moments clés de cet épisode. L’évolution de cette production ravit en particulier George Eads, l’acteur qui tient le rôle de Nick Stockes, spécialisé dans les analyses de fibres et de cheveux. « C’est la série numéro 1 chez nous en ce moment », précise George. Repéré dans le pilote de Savannah en 1996, puis engagé dans trois épisodes d’Urgence, ce Texan de 38 ans a été dirigé par Quentin Tarantino en personne. « J’ai eu l’impression d’avoir rencontré un génie… Je me souviens d’une scène où j’ai la tête recouverte de grillons qui me rentraient dans le nez, les yeux, les oreilles ». Un mélange de fantastique, de triller et d’action : ces Experts là ont encore de belles heures devant eux !
Frédéric Jarreau Magazine « Télé-Loisirs » ¤ Semaine du 12 au 18 novembre 2005 « LES EXPERTS »
Des flics qui font parler les cadavres
Après Las Vegas et Miami, les as de la police scientifique investissent Manhattan. La série et ses deux spin-off battent tous les records d’audience dans le monde. Analyse d’un phénomène.
Les témoins peuvent mentir, les cadavres jamais !! une équipe de légistes recourt aux technologies de pointe pour élucider les morts violentes. L’action se déroule à Las Vegas, Miami et, désormais, à Manhattan. Les experts se rendent sur les lieux du crime et font parler les corps grâce à l’ADN, la recherche de toxiques ou toute autre trace laissée sur place. Chaque épisode s’inspire de faits réels puisés dans les archives de la police, même si certains paraissent abracadabrants : cadavres décapités, enterrés dans le désert, éparpillés, atomisés… Au menu , autopsies, relevés d’empreintes, analyses. Pas de courses-poursuites, juste de la réflexion et de la déduction.
Le coup de génie de Jerry Bruckheimer, producteur à succès de « Top gun » et Pearl Harbor », c’est d’avoir eu l’idée d’associer les enquêtes de ces Columbo high-tech à des effets spéciaux et visuels chocs. La série captive par son rythme, son réalisme, ses intrigues bien ficelées : toutes les enquêtes se déroulent en nocturne et les crimes sont dévoilés par des flash-backs. On pénètre dans un corps humain, on suit le trajet d’une balle, on regarde un vaisseau se rompre, une pilule de poison se diluer dans le sang. Entre action, scènes de crimes gore et ambiance macabre, on se régale.
Après avoir détrôné « Urgences » et « Friends », la série « Les Experts » est, depuis 2003, la plus regardée aux USA où les enquêtes de Grissom sont suivies par plus de 25 millions de personnes sur CBS, avec des pointes à 30 millions. Elle est diffusée dans 177 pays à travers le monde. Son succès a donné naissance à deux dérivés : « Les Experts : Miami » et « Les Experts : Manhattan ». Si le principe reste le même, les univers et les personnalités diffèrent. La preuve par trois.
Trois séries déclinent les enquêtes médico-légales de ces as du microscope…
Les Experts Créée en 2000. Aux USA, la saison 6 attire 28,5 millions de téléspectateurs le jeudi à 21 heures.Las Vegas affiche un des taux de criminalité les plus élevés aux USA : meurtres, vols, viols… Gil Grissom (William Petersen), un flic de la vieille école dirige avec humanité une équipe composée d’une mère célibataire (Marg Helgenberger), d’un beau gosse doué mais trop sûr de lui (George Eads), d’un obsédé des jeux d’argent (Gary Dourdan), d’une jeune recrue rentre-dedans (Jorja Fox)… Ils sont faillibles et attachants.
Les Experts : Miami Créée en 2002. Aux USA la saison 4 rassemble 18 millions d’accros le lundi à 22 heures.Dans cette série B, on passe des néons des salles de casino de Las Vegas au climat étouffant de Miami. « Le changement de lieu permet d’aborder les épisodes différemment, car Miami est la plaque tournante de tous les trafics avec l’Amérique centrale, explique David Caruso, qui dirige cette nouvelle unité spéciale. Nous utilisons des techniques plus modernes, plus branchées. « Horatio Caine, son personnage, est plus secret, plus sombre que Gil Grissom. Mais sa forte personnalité fait de l’ombre à ses coéquipiers.
Les Experts : Manhattan Créée en 2004. Aux USA la saison 2 est suivie par 14 millions de personnes les mercredi à 22 heures.Cette troisièmes série se focalise sur les deux personnages principaux Mac Taylor (Gary Sinise), hanté par la mort de sa femme dans les attentats du 11 septembre, et Stella Bonasera (Melina Kanakaredes), flic obsédée par son travail et qui cherche inlassablement à découvrit la vérité sur le meurtre non élucidé de son père. « Les Experts : Manhattan » évolue dans une atmosphère plus sombre que les précédents opus. Filmée caméra à l’épaule, la série plonge le téléspectateur au cœur de Manhattan.
LAS VEGAS, MIAMI, MANHATTAN : LE TRIANGLE D’OR
La série « Les Experts » a eu pour premier cadre Las Vegas parce que le créateur, Anthony Zuiker, vient du Nevada et qu’il a fait toutes ses études dans la capitale du jeu. Il y imaginait donc à merveille des intrigues policières, explique le producteur Jerry Bruckheimer. La ville de Miami a été choisie pour l’ambiance unique qu’elle apporte à la série : la chaleur, les plages, la communauté latine. New Yord est la version citadine, plus froide, plus directe. » Après l’épisode Cross-over entre l’équipe de Miami et celle de Manhattan que vous verrez cette semaine, CBS renouvelle l’expérience en novembre, avec l’histoire d’un serial killer qui sévit entre Miami et New Yord. Madonna en signe la bande-son avec son nouveau single « Hung up ».
G. Trouillard
Télé Loisirs No 971 ¤ Semaine du 9 au 15 octobre 2004 ¤ Article sur Jorja Fox Jorja Fox Des "Urgences" aux "Experts" ! Alors qu'elle est devenue l'une des actrices de télévision les plus sollicitées à Hollywood, la vie de Jorja Fox a été gâchée par plusieurs drames. A trente-six ans, Jorja Fox est une experte. Non pas en criminologie mais en série à succès ! Sollicitée par tous les studios hollywoodiens, elle peut aujourd'hui se vanter d'avoir joué dans les trois séries dramatiques les plus regardées aux Etats-Unis. Après s'être fait un nom en décrochant le rôle du docteur Maggie Doyle dans "Urgences", puis en jouant l'agent secret Gina Toscano dans "The West Wing", Fox connaît la consécration à Hollywood depuis qu'elle incarne la scientifique Sara Sidle dans "Les Experts". "Ces dernières années, j'ai eu beaucoup de chance dans ma carrière", explique t-elle alors à Télé Loisirs sur le plateau de la série, qui ne se tourne pas à Las Vegas, comme les scénaristes du feuilleton veulent nous le faire croire, mais dans un studio de la banlieue quasi désertique de Los Angeles.
Aujourd'hui, elle panse ses plaies "C'est rare pour une actrice de télévision d'être engagée consécutivement dans les plus grandes séries, poursuit-elle. Dommage que ma bonne étoile ne me suive pas dans ma vie personnelle !"
Des propos qui ne cachent pas le mal-être de Jorja, qui ne parvient pas à retrouver la sérénité depuis qu'elle a été marquée par deux drames dans sa vie : la mort de sa mère, décédée brutalement d'un cancer, et le décès de la mère de sa meilleure amie, assassinée sauvagement. "J'ai perdu ma maman au moment où j'ai été recrutée dans "Urgences", déclare t-elle. Alors que je commençais enfin à être heureuse dans ma vie professionnelle, j'ai été frappée en 1996 par cette tragédie."
Trois ans auparavant, elle avait déjà été marquée par le meurtre de Sheilah Anderson, la mère de la musicienne Heather Grody qu'elle considère comme sa soeur. "Si j'ai accepté de jouer dans "Les Experts", c'est justement à cause de cet assassinat !, dit-elle. Grâce à la police scientifique, on a réussi à retrouver le corps et, surtout, le meurtrier !" Une série qui lui permet donc aujourd'hui de panser ses plaies.
Une vraie star de rock Même si elle a bien failli, l'été dernier, se retrouver au chômage après avoir été licenciée pendant une semaine par les producteurs des "Experts", suite à son refus de se rendre au travail pour des conflits de salairen Jorja a malgré tout plusieurs cordes à son arc. Elle est aussi une guitariste talentueuse qui a joué dans plusieurs groupes de rock. "Je compose et je joue de la musique depuis l'âge de quatorze ans, nous confie l'actrice qui parle un peu français grâce à ses origines québécoises de sa maman. Pour tout vous avouer, je rêve de sortir mon propre album."
A Hollywood, Hervé Tropéa Série Mag Janvier-Février 2004 ¤ pp34 Pour se préparer à leurs rôles dans CSI, les acteurs de la série ont passé du temps avec de vrais médecins légistes, histoire de voir quelles étaient leurs méthodes de travail. George Eads, William Petersen, Jorja Fox, Gary Dourdan et les autres se souviennent d'ailleurs très bien de leur première confrontation terrifiante avec l'équipe de médecins légistes qui étaient censés leur montrer les rudiments du métier. En effet les médecins légistes sur lesquels ils sont tombés ne les ont pas ménagés... Le premier jour, ils ontainsi réuni tous les acteurs de la série pour leur montrer des images d'autopsies de corps mutilés. Ils voulaient voir jusqu'à quel point les membres de l'équipe étaient capables de supporter la vue de cadavres mal en point. Les images qu'ils avaient séléctionnées étaient d'ailleurs particulièrement dures. Bien évidemment, la bande des "Experts" n'est pas restée indifférente à ce flot d'images très impressionnantes. Ainsi, au beau milieu de la projection, n'en pouvant plus, William Petersen est sorti de la pièce pour aller vomir dans les toilettes. Marg Helgenberger, qui tient le rôle de Catherine Willows, a tout simplement tourné de l'oeil et il a fallu attendre plusieurs minutes avant qu'elle ne reprenne ses esprits. Alors que les autres acteurs avaient le plus grand mal à ne pas détacher les yeux des photos qu'on leur montrait, un seul est parvenu à rester totalement impassible durant cette épreuve: Gary Dourdan. Sans broncher, ce dernier est parvenu à conserver tout son flegme face à ce défilement d'images traumatisantes. Un vrai dur...
Télérama n° 2852 - 8 septembre 2004 ¤ pp 76, 77 et 79 "Les Experts", la série scientifico-polcière qui a détrôné "Urgences" aux USA
Une poussière ou un poil suffisent à nos grosses têtes pour trouver l'assassin. Haletant ! L'ADN habite au 21 Au cœur de la nuit, un homme est pris en flagrant délit alors qu'il creuse une tombe pour un macchabée gisant à ses pieds. Interrogé par Gil Grissom, le chef de la brigade scientifique de Las Vegas, le suspect se tait « Vous ne voûlez rien me dire ? Ce n'est pas grave. Lui me parlera. » Lui, c'est le cadavre. Car l'omniscient Grissom n'a pas son pareil pour rendre bavards les corps les plus inanimés, lorsqu'il ne s'agit pas de la plus infime des traces : un poil, une poussière, une odeur... Autrement dit, les indices, seuls témoins qui, contrairement aux hommes, ne mentent jamais. Tel est l'argument des Experts, fiction phénomène aux faux airs de très classique série policière.
Une fois n'est pas coutume, CS/(pour Crime Scène Investigation, en version originale) n'est pas la dernière sensation haut de gamme destinée aux initiés du câble français. Ces intrigues puisées dans les pages des faits divers ou les hallucinants récits de criminologistes (certains travaillent même pour la série) font la joie, depuis novembre 2001, du plus grand nombre sur TF1. Il faut dire que cette série qui ne s'attache qu'à l'infiniment petit et à la face cachée des apparences a, contre toute attente, ébranlé, en Amérique, l'hégémonie de Friends et d'Urgences. Il y a quatre ans, en quelques épisodes, CSI, produit de justesse par CBS alors que la plupart des networks avaient refusé son concept, a enregistré des audiences records - 26 millions de téléspectateurs par semaine de moyenne, avec des pointes à 30 millions - laissant loin derrière ses principaux concurrents (à tel point qu'elle a déjà généré trois séries dérivées. Les Experts Miami, Les Experts Manhattan et FBI, portés disparus).
C'est un peu comme ces manuels du type "Comment ça marche" qui se vendent comme des petits pains. Plus on avance dans une société à la technologie sophistiquée, plus ça rassure d'en comprendre vaguement le fonctionnement », offre, en guise de première explication, Carol Mendelsohn, enthousiaste productrice et auteur de la série. Si le très charismatique Gil Grissom, alias William Petersen (il fut le héros de Police Fédérale Los Angeles, film mythique de William Friedkin), et ses brillants collègues - Catherine Willows, Sara Sidle, Warrick Brown et Nick Stokes - sont devenus d'immenses stars, les vraies vedettes du show se nomment ADN et ALS ou encore phénolphtaline et régression linéaire. Une batterie de termes abscons qui, réunis sous l'appellation « forensics » (recherche scientifique), nourrissent la passion du créateur de la série, Anthony Zuiker, parfait inconnu jusqu'à ce qu'il inocule son virus à Jerry Bruckheimer, tout-puissant producteur et roi du blockbuster hollywoodien, de Famé à Top Gun.
A Santa Clarita, au nord de Los Angeles, les bureaux administratifs jouxtent un immense studio entièrement investi, à temps plein, par le tournage des 23 épisodes annuels de CS/. Etrange sensation pour le visiteur privilégié d'entrer, littéralement, dans le décor. Sans la présence d'une caméra par-ci, d'un technicien affairé par-là, on se croirait dans les locaux gigantesques d'un authentique laboratoire. Tout est là, comme sur le petit écran, grandeur nature, de la glaciale salle de la morgue à l'intrigant bureau truffé de fioles et de bocaux de Grissom. « Vous avez ici le laboratoire de recherche en criminologie le mieux équipé du pays », poursuit Carol Mendelsohn, entre gêne et fierté.
«C'est terrible que la police ne dispose pas d'un tel matériel. Dès qu'une nouvelle technologie ou système sont mis au point, les constructeurs nous les envoient. Ça nous permet d'imaginer une nouvelle histoire et, par la même occasion, on fait office de vitrine. »
Chaque épisode sert donc de révélateur pour la science apparemment sans limite de Grissom et les siens ainsi que de bande de démonstration pour des produits ou appareils de pointe capables de détecter des traces de
sang ou d'empreintes invisibles. Un cours magistral dramatisé, a priori rebutant, en fait passionnant.
« Les héros, ce sont tes "nerds", tes forts en thème, pas les Justiciers flingueurs que mettent en avant la plupart des polars ", reprend Gary Dourdan, interprète du cool mais perfectionniste « expert » Warrick Brown.
« Le savoir et l'intelligence sont ici à l'honneur. Bien sûr, la violence est également présente, mais on ne fait que pointer ses conséquences toujours désastreuses.
En tout cas, l'effet CS est indéniable en Amérique. Les sections scientifiques des universités sont prises d'assaut, les candidatures pour un poste en recherche criminologique ont décuplé. Mieux, la série a un tel impact auprès des femmes qu'en quatre ans elles sont devenues aussi nombreuses à travailler dans le secteur que les hommes.
« CSI a rendu son sex-appeal au cerveau. Tout le monde aime Grissom, intellectuel et introverti, limite asocial. Ses collègues Catherine et Sara incarnent de véritables modèles », constate Mendelsohn. « C'est génial, poursuit la ravissante Jorja Fox, qui joue la sombre et intense Sara Sidie. On peine à rendre crédibles des dialogues truffés de termes imprononçables dont on essaie de maîtriser le sens, et les spectateurs nous voient comme des grosses têtes sensuelles, des femmes futées et dures, aussi compétentes et performantes que leurs partenaires masculins. »
Evidemment, le casting et l'interprétation font beaucoup pour la réussite des Experts. Si tous les comédiens y sont excellents, Jorja Fox et plus encore William Petersen ont su créer des personnages captivants nappés de mystère et de zones d'ombre. Mais CSI tranche aussi avec les grandes séries de qualité qui nous font vibrer, de NYPD Blue à The Shield, par son format « à l'ancienne ». Chaque épisode ayant un début et une fin, le specta teur est libéré de l'angoisse d'être embarqué dans une interminable et tortueuse exploration de la vie privée de chaque protagoniste, risquant d'être largué au premier rendez-vous manqué. Et pourtant, la psychologie de nos héros est bien là, finement distillée par touches minuscules. Aux plus attentifs et fidèles de collecter les indices, de reconstituer, fragment par fragment, le parcours personnel de ces héros très discrets. Un mot, un regard, un geste entre deux personnages et c'est comme un long dialogue chez les concurrents », résume Mendelsohn. « Moins, c'est plus, est notre devise. »
Au-delà de sa remarquable mise en scène avec ses effets spéciaux qui font suivre le trajet d'une balle à l'intérieur d'un organisme, ses prodigieux éclairages obscurs et ses troublants flash-back - Les Experts doivent peut-être aussi leur popularité au message qu'ils transmettent. Celui d'une science qui triompherait des insupportables incertitudes de l'investigation policière et de la Justice ordinaires. Terminé les témoignages douteux ou contradictoires qui ne reflètent que les failles de l'esprit humain. Fini ces douloureux crimes non résolus. Comme l'assassinat du propre frère de l'acteur Gary Dourdan, il y a vingt ans. Une affaire jamais élucidée. " Si cela arrivait aujourd'hui, avec les progrès de la technologie, sa mort ne serait plus ce tragique mystère qui me hante encore et toujours ».
Hugo Cassavetti Télé Loisirs n° 988 ¤ Semaine du 5 au 11 février 2005 ¤ Marg Helgenberger, notre guide sur le plateau des "Experts" Devenue la star incontournable de cette série à succès, elle reçoit en exclusivité Télé Loisirs sur le tournage. Contrairement à ce que les téléspectateurs peuvent penser, «Les Experts» ne se tournent pas à Las Vegas, comme veulent nous le faire croire les scénaristes de la série, mais dans un petit studio sans prétention situé dans la banlieue désertique de Santa Clarita, au nord de Los Angeles. "Vous n'êtes pas trop déçus ?", nous dit-elle, le sourire en coin, en nous recevant dans un des bureaux réservés aux fameux criminologues. En fait, nous ne tournons presque jamais à Las Vegas.» Bien qu'elle doive rester souvent enfermée dans ce studio de cinq heures du matin à dix heures du soir, Marg Helgenberger ne changerait sa place pour rien au monde. "J'ai pas mal galéré avant de réussir à Hollywood", déclare la comédienne de 46 ans. "Même si je travaille beaucoup, je trouve merveilleux d'avoir la possibilité de devenir célèbre dans le monde entier." Après avoir donné la réplique à Julia Roberts dans « Erin Brockovich », puis joué la petite amie de George Clooney dans «Urgences », Marg ne quitte plus les feux des projecteurs depuis qu'elle incarne la redoutable scientifique Catherine Willows dans la série «Les Experts». « Au début, je n'étais pas certaine de pouvoir tourner dans ce feuilleton. admet elle. Je déteste le sang et tout ce qui touche à la mort. » On comprend mieux pourquoi les producteurs ont engagé une véritable experte en criminologie, Elizabeth Devine, pour l'aider psychologiquement à tourner les scènes les plus macabres. « Le soir, quand je rentre à la maison, je suis souvent blanche car nous avons dû tourner des scènes avec des cadavres, dit-elle. Mon époux doit toujours me donner un petit remontant pour me remettre sur pied.» Mariée à l'acteur Alan Rosenberg, Marg a un garçon, Hugh. 14 ans, qui, depuis qu'il voit sa maman à la télévision, souhaite devenir... criminologue !
De notre correspondant à Hollywood. Hervé Tropéa
Magazine Télé Star ¤ Semaine du 18 au 24 Août 2007:
La production lui a refusé son augmentation! Sa "remplaçante" aurait déja été trouvée!
Elle réclamait un salaire plus élevé. La production a tranché. Jorja Fox ne devrait plus faire partie des Experts dès la saison prochaine aux Etats-Unis. Une décision qui provoque la colère des fans.
Depuis plusieurs semaines, la rumeur courait, mais les choses semblent se précipiter. Jorja Fox, qui joue Sara Sidle depuis le lancement des Experts en 2000, devrait disparaître du générique de la série de la série dès la saison prochaine. Tout commence en avril dernier quand la comédienne exige un cachet de 150.000 dollars par épisode. Niet, répond la production, lassée par ses incessantes réclamations. Du coup, elle demande aux scénaristes d'écrire une histoire où Sara Sidle passe l'arme à gauche. Ainsi, l'épisode diffusé le 17 mai aux Etats-Unis se termine sur son terrible accident de voiture. La dernière la montre écrasée sous son véhicule. L'experte en réchappera-t-elle? Une chose est sûre, Carole Mendelsohn, la coproductrice de la série, a précisé récemment que Jorja Fox jouerait au moins dans le premier épisode de la saison:
"On la retrouvera très certainement sous la voiture. Mais nous n'avons pas encore défini si elle aura du texte ou si elle decra se contenter de rester allongée"
La production semble réticente à annoncer le sort réservé à l'un des personnages préférés des téléspectateurs. Cependant, certains indices laissent penser que Sara ne sera bientôt plus qu'un souvenir. En effet, dès le troisième épisode de la saison 8, ils accueilleront une nouvelle recrue. Il s'agira d'une jeune femme d'une vingtaine d'années. Une arrivés de mauvaisaugure pour Sara, qui pourrait bien considérer cette nouvelle venue comme sa potentielle remplaçante.
De plus, dans une interwiew accordée au journale
Orlando Sentinel, le producteur exécutif de la série, Jonathan Littman, a annoncé:
"La romance entre Sidle et Grissom va toucher à sa fin"
Et plien d'ironie:
"Quoi de plus définitif que la mort pour conclure une histoire, n'est-ce pas?"
Autant dire que le sort de Jorja Fox est scellé. Il faut reconnaître qu'elle était depuis plusieurs années dans le collimateur de la production. A chaque renégociation de contract, elle s'avérait redoutable. En 2005, ses patrons l'avaient tout bonnement virée. Ses collègues avaient alors manifesté leurs désaccord, mais la mobilisation avait été été telle que la comédienne avait été immédiatementréintédrée dans la série. Sans pour autant obtenir l'augmentation qu'elle réclamait. On peut juste espérer que les fans auront encore une fois suffisamment d'influence pour faire flancher la production. Hélas pour notre experts, la partie semble loin d'être gagnée!
Fabrice Dupreuilh (Pour Télé Star)
Kévin10 pour Hypnoweb les Experts.